Avec les années 1980, Driss Basri arriva. Mon père quitta ce monde pour le cimetière des martyrs de Rabat. Et notre commerce d'alcool passa dans le giron des chiens de Si Driss représentés d'abord par un gros commis local à Marrakech. C'était monsieur Merzouk. En 1981 monsieur Merzouk nous renouvela la licence de vente d'alcool contre un sac de flous mensuel. En devenant notre associé occulte, il nous poussa. Dix ans après les enveloppes de fric ne suffisaient plus. Monsieur Merzouk nous imposa un zouk (sa maitresse) comme associée obligatoire dans notre nouvelle affaire (Super marché Ménara).
Quelques années après Merzouk meurt. Illico presto, mon frère acheta la "part" du Zouk. Un autre commis corrompu, monsieur Merchich devint gouverneur à Ouarzazate. Il poussa notre commerce à se développer à Ouarzazate ! Un développement gangréné par le racket que les commis se passent. Mer zouk et mer chich ! Comme si Dieu a créé ces deux êtres pour amuser la galerie formée avec la baraka de Si Driss !
Ainsi, nos affaires marchaient ! Mais voici que les mers furent rejointes par des lacs. Des loch ness territoires de monstres assoiffés de fric ! Or, aujourd'hui avec la formalisation, la structuration et l'informatisation de notre commerce, il nous est de plus en plus impossible de nourrir à la fois le fisc, les associées occultes et les racketteurs ! Si ces derniers ne réduisent pas leurs appétits, j'agirais d'une manière incroyable au Maroc et à l'étranger ! Et s'ils m'éliminent, (ils=mafia) des documents numérisés partiront de France et d'Israël vers le Cabinet Royal et vers d'autres destinations utiles !
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