dimanche 24 mai 2026

La FIMLP accuse les juifs de préparer un génocide de moutons

 

Monsieur Cochon, président de la FIMLIP (Fédération Islamique Mondiale pour la Libération de la Palestine) accuse les juifs d'être derrière le génocide des moutons que préparent leurs cousins musulmans !

Accompagné de Rima Hassan, M. Cochon harangue la foule de LFI (La France Islamique):

Camarades !
On nous accuse d'être antisémites ! Nous ne le sommes pas. Mais nous dénonçons les menées des juifs depuis la nuit des temps. Notre camarade Rima a montré dans sa thèse soutenue à Sciences Poux que ce sont les juifs qui sont derrière le génocide des moutons pratiqué par les musulmans ! A Babylone, les chefs des juifs ont poussés les musulmans à manger du chameau et par ricochet du mouton même dents de lait  ainsi que tous les fruits de mer ! A présent, voici les sionistes qui poussent les musulmans à faire un génocide de moutons ! Un véritable génocide ! Au Maroc, des musulmans innocents se suicident économiquement pour avoir la peau, le foie et le coeur des pauvres moutons ! Nous appelons les militants du parti animaliste français (qui a eu plus de 2% aux élections soit comme le PCF!) à rejoindre les rangs LFI et à dénoncer ce génocide des moutons !
Mais Allah,  le Camarade d'en haut crée d'autres moutons... 




Tonton ! Vends moi ta part du foncier ! Papa t'a baisé !

 

Moi, Jamal, de mon trône je t'appelle :
Je charge ma secrétaire pour
 qu'elle s'occupe de toi, 
pauvre Tonton !
Moi, Lalla Hadda Bent Moulay Boukhobza, diplômée de Harvard, secrétaire de Monsieur le Président Jamal lui même lauréat de JB. Je suis rentrée du Zimbabwe où on a ouvert notre millième magasin Victoria ! Je te dis de vendre ta part du foncier. Le père de Monsieur le Président Jamal a pris tes livres et tous les documents sur l'héritage quand tu étais en France. Il a le bras long dans toutes les administrations. Il a réduit en ruines les 6 appartements et utilisé, très librement, les deux magasins. Tu as cru ses promesses et tu as accepté d'hypothéquer le foncier. Tu as cru ses promesses et tu lui a donné une procuration pour qu'il vende ton terrain de villa; juste derrière sa villa à Lalla Haya, Targa, Marrakech... Bref celui que tu aimais et que tu mettais dans un carton pour jouer il y a 65 ans, celui-là t'a baisé comme on baise les chèvres au bled ! On les baise, on prend leur lait et on les mange quand elles sont vieilles ! Il ne te reste qu'à vendre à Monsieur le Président ta part réduite à une peau de chagrin ! Sinon tu perds tout car les BCR ont dit au Président d'investir dans un autre hôtel !
BCR: Bureaucrates Corrompus et Racketteurs
Vends ton foncier sinon les diables
 bureaucratiques te feront 
crever de faim ! Ils 
auront ta peau et 
t'enverront en enfer !

Voici le représentant des BCR (Bureaucrates
 Corrompus et Racketteurs) ! Il te dit
 de vendre ta part à leur fidèle 
client sinon tu seras fini !
Zoubida la représentante de tes instincts
 te dit de toucher la baraka que Jamal
 et son papa te donnent
 et d'aller t'éclater avec
 cette baraka car à 79 ans 
il ne te reste plus beaucoup de
 temps à vivre ! Avec cette baraka tu peux
 scolariser ton dernier fils à l'étranger, sauver ton 
autre enfant handicapée et bien réaménager au bled 
la nouvelle et la vieille maison de Tagadirt, tu peux soigner 
ta cataracte qui s'aggrave, tes dents qui tombent et ceux de ceux 
qui sont à ta charge ! A la charge de ta retraite figée depuis 20 ans
Tu peux acheter une Dacia neuve et te consacrer à tes livres ! Car 
si les 2 machines à faire des sous ne lisent rien, notre Palais Royal 
lit ! En effet, il faut répéter dans ce bled au peuple malade: Vive 
 le Roi ! Sans ce Roi, ce serait le Nikahistan copie d'Afghanistan ! 
Vends ton foncier et lance la chanson 
"Khouya dar labass !" et tu gagneras
 plus que ce foncier en ruines
 ou que trois magasins 
drink store !
Tu gagneras tout en
étant totalement libre des BCR !
Vends ton foncier  et enfonce toi dans 
la misère matérielle afin d'avoir 
la richesse spirituelle 
et intellectuelle !
La vraie richesse !
Vends ton foncier et installe toi aux USA 
chez ton ami de l'AIPAC
(American Israel Public Affairs Committee) 
qui a aidé le fils islamiste de ton cousin
 à bien s'installer avec sa femme en Californie !
Vends ton foncier et achète toi 
un hélico made in 
Tombouctou
Ton neveu, le chameau, est mécontent !
Si tu ne lui vends pas ton foncier,
tu ne boiras plus de café
avec lui !
Et il va tomber dans une bouteille !
Vends ton foncier pour sauver l'investissement à Marrakech !
L'investissement= l'âne - veste - et se ment !
Les ânes-veste-et sœur oublient
leurs sœurs mais pas
les BCR !
Donc les BCR aiment
 les ânes-veste-et-sœur ! Surtout 
ceux qui écrasent leurs proches puis 
versent leur produit aux corrompus et aux racketteurs !
BCR= Bureaucrates Corrompus et Racketteurs
Vends ton foncier et aide notre cousin de la tribu à libérer
 nos frères et sœurs prisonniers des islamistes
 qui rêvent de monter sur eux pour
 construire un califat islamique
 puis descendre occuper
 la plaine pour y faire le ménage
 avec leurs tribunaux où des juges ivres
 condamnent de pauvres citoyens lambda pour
 avoir bu un verre de bière au soleil ou pour avoir dansé !
Ou encore pour avoir embrassé ! Un tel califat ne peut vivre
qu'avec la guerre ! Ses hommes sont pires que les actuels BCR!
Vends ton foncier et tu pourras acheter
deux moutons bien coiffés !
Un pour toi et un pour
ta fille et son mari !
Ou bien avec l'argent du foncier
 ouvre une chaine de salons de coiffure pour moutons
Vends le foncier et investis à la bourse !
Rien qu'avec Sothema (BVC de 
Casa) tu as gagné 380 000 Dh
 en 22 ans avec un
 investissement initial de 9000 Dh !
 Et tu as gagné 5000 Shekels (15 000 Dh) 
à la bourse de Tel Aviv en investissant sur 
 place les 2000 Dh de la vente de tes livres !
Vends ton foncier pour voir tout ce que l'argent peut !
Il te change radicalement ! Il te donne des ailes !
Il change ton animalité et ton physique !
Il maquille le monde autour de toi !
Les autres non friqués 
deviennent des 
minables !
Les esclaves ne manquent pas hamdolillah !
Vends ta part et va au sud, loin de Kech !
Mais au sud aussi les 2 boss
ont de solides intérêts !
Si les 2 sont aussi à Agadir avec plusieurs
"Victoria", vends leur aussi tes biens
 à Agadir et va dans l'océan
 devenir un animal
 aquatique !
C'est presque moi au lit et un de leurs agents au-dessus de moi
L'agent  des parvenus qui renient leur famille
et leurs origines, cet agent  te dit :
"Vends ! Ou, mieux, crève !
Mais... merde ! Et merde... ! 
Tu as des enfants en Europe et de
 grands amis sionistes et autres ! Et 
les BCR tout puissants, n'aiment pas du tout ça !"
 
Toi, c'est-à-dire moi, mes enfants sont très bien éduqués à faire passer la famille avant les flouss. Ainsi, même si les deux boss tentent d'éliminer leur père, ils continuent de dire du bien de leur oncle Abdellah et de leur cousin Jamal. Des enfants qui vont devenir Européens avant de revenir au Nikahistan comme nos frères juifs ! Car dans le bled nommé Nikahistan le nikah fraternel est la loi de base familiale, sociale, salariale, économique, politique... Et je plains notre Roi d'avoir ce genre de sujets aveuglés par la soif d'argent et de propriétés ! Certes notre famille royale a vécu  un très grave drame entre deux frères: Moulay Hafid (pacha de Marrakech) et Moulay Abdel Aziz (jeune sultan à Fès)... Mais c'était il y a plus de 120 ans !

Chaque jour je pense à ce trou
Pauvre con ! Ce n'est pas une baignoire !
C'est  bien  ton  trou  obligatoire !
Walou tes belles dents d'ivoire
 Ni avoir, ni devoir, ni gloire
Avant la fin de ce siècle,
nous allons devenir
zéro ! Zéro peau !
Zéro  fric !
Des restes
  d'os ! 
Voici mon
vrai et absolu et vital
problème. Les fous des sous
de Kech sont walou dans un tiroir !
Ils sont tel un petit vent sur un fumoir !
Ces rasoirs sont tel un espoir dans un manoir !

(Affaire à suivre)

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Bonne semaine pour les bipèdes !
Et toute ma compassion pour nos cousins 
quatre pattes victimes d'un véritable génocide !






samedi 23 mai 2026

Rentable comme les alcools: Salon de coiffure pour moutons

 

Projet de chaine de salons de coiffure pour moutons,
après celui pour les chiens et les chats !
Il est temps qu'une chaine de ces
 salons voit le jour !
 Avec les BCR, 
l'investisseur potentiel 
peut devenir importateur de moutons
  et éleveur de moutons et il pourra ouvrir des
boucheries de viande de moutons halal au Groenland,
en Australie, au pole nord et au pole sud. Quand on est bénit 
par les Bureaucrates Corrompus et Racketteurs on va loin, très loin ! 






Un loup et un mouton avant le repas

 

Le mouton répète :"Hamdolillah: tandis que le loup salive !
Le mouton, c'est un peu moi entre les mains 
des deux boss de Kech !
Les BCR 
acclament le spectacle
 et se frottent les mains en se disant :
"Hamdolillah, notre client va manger, donc il va
 nous donner à manger !". 
Produits de Driss Basri, les BCR,
 ont hérité de ma part dans le commerce
 d'alcool de feu mon père Ahmed LEMLIH !
Les 2 boss gagnent chacun plus que Macron 
et walou pour moi ! Walou depuis qu'ils ont voulu 
après avoir pris tous  mes papiers  avec mes livres !
J'étais un gentil mouton crédule et drogué par des chimères, 
des balivernes et par une dangereuse  mythologie gauchiste !

BCR: Bureaucrates Corrompus et Racketteurs
 (Affaire à suivre)

Y a-t-il un mystère Mohamed VI ?

 

Notre Roi n'est pas du tout bavard. Mais ce que m'a dit de bien et de rare de lui mon vieil ami José, son prof d'espagnol au tout début des années 1980, s'est vérifié: Il a un coeur royalement rare.

Ci-dessous un article que m'a envoyé sur WhatsApp, la semaine passée, un de mes anciens étudiants actuellement haut fonctionnaire à Rabat :  
Y a-t-il un mystère Mohammed VI ?
Depuis plus de vingt ans, l’idée qu’il existe un « mystère Mohammed VI » est un récit qui revient en boucle. Livres, documentaires, enquêtes : tous promettent de percer l’énigme, sans jamais la dissiper. À force d’être répétée, une question finit pourtant par s’imposer : ce mystère existe-t-il vraiment ?
• Par Fadwa Islah
Publié le 11 mai JEUNE AFRIQUE
Il est sans doute le chef d’État le plus documenté du Maghreb – et pourtant le seul dont on parle comme d’une énigme. Le 5 avril, France Télévisions diffusait France-Maroc : je t’aime moi non plus, un documentaire signé Benoît Bringer. Le 30 paraissait Maroc – Fin de règne, dans lequel le journaliste Omar Brouksy évoque la vie privée du roi et s’attarde sur le prince héritier. Quelques mois plus tôt, Thierry Oberlé publiait chez Flammarion Mohammed VI, le mystère. En août 2025, Le Monde y consacrait une série en six épisodes, intitulée L’énigme Mohammed VI, et dont a été tiré un livre paru ce 7 mai et signé de Christophe Ayad et Frédéric Bobin : Le roman d’un roi. Avant eux, d’autres documentaires, d’autres ouvrages, d’autres « révélations ».
Depuis plus de vingt ans, le même récit revient, inlassablement, avec la régularité d’une marée : Mohammed VI, roi malgré lui. Un souverain qui ne voulait pas régner. Un homme qui subirait sa fonction plus qu’il ne l’incarnerait. Un mystère. Mais d’où vient ce récit ? Et surtout : sur quoi repose-t-il ?
La fabrique d’une légende
Il faut remonter aux années 1990 pour en retrouver les racines. À cette époque, deux voix contribuent, chacune à sa manière, à façonner l’image du prince héritier comme celle d’un homme en retrait, peu disposé à exercer le pouvoir.
L’une est celle de Driss Basri, tout-puissant ministre de l’Intérieur de Hassan II, qui avait intérêt à laisser entendre que le futur roi serait malléable – manière de préserver sa propre centralité dans l’appareil d’État. L’autre émanait de Moulay Hicham, cousin du roi, qui construisait patiemment sa propre image de « prince éclairé » et réformateur, en contraste implicite avec un héritier présenté comme irrésolu qui, assurait-il, aimait la fonction mais n’aimait pas le job.
Ce double récit, né dans un contexte de transition dynastique et de luttes d’influence au sein du sérail, aurait dû mourir avec les circonstances qui l’ont engendré. Basri a été limogé dès novembre 1999. Moulay Hicham a fini par comprendre que sa posture n’aurait pas d’impact sur le cours de la vie au Maroc.
Mais la légende, elle, a survécu à ses auteurs. Elle s’est autonomisée. Reprise, amplifiée, recyclée par une succession de plumes et de caméras qui, faute d’accès au réel, se nourrissent les unes des autres dans une circularité parfaite : chaque nouveau livre cite le précédent, chaque documentaire reprend les mêmes témoins (souvent anonymes), les mêmes anecdotes, les mêmes projections.
Le réel, cet oublié
Que connaît-on réellement de Mohammed VI ? Presque tout ce qui compte.
Sa politique économique est lisible : investissement public massif, infrastructures de rang mondial – le TGV, Tanger Med, l’autoroute de l’eau –, montée en gamme d’une économie qui attire désormais les grands industriels mondiaux. Sa vision sociale s’est traduite par des chantiers structurants : réforme de la Moudawana (le Code de la famille) en faveur de l’égalité hommes-femmes, généralisation de la protection sociale. Sa diplomatie est tout aussi identifiable : diversification des partenariats, ancrage africain assumé, investissement personnel considérable dans le repositionnement du Maroc sur la scène mondiale. Ses habitudes de travail sont un secret de polichinelle : beaucoup d’échanges directs par téléphone, que ce soit avec ses conseillers, ses chargés de missions, les ministres de souveraineté ou les chefs d’autres États, un sens aigu du détail, une propension à se pencher sur les grands dossiers la nuit, etc.
Même sa vie privée, que l’on prétend impénétrable, est largement documentée. Les Marocains connaissent ses goûts, ses habitudes, ses passions, ses amis. Ils le voient aux côtés de ses enfants, en père proche et complice, au volant de sa voiture dans les avenues de Casablanca ou dans les rues de Paris – où un passant peut le croiser et prendre un selfie avec lui –, sur un jet-ski en été sur les plages du Nord, à la prière de l’Aïd. Ils connaissent l’importance qu’il accorde aux liens familiaux, s’efforçant de toujours rester à l’écoute et de veiller sur tous, même ceux qui n’ont pas toujours été tendres avec lui – le cas de sa relation à ses nièces, les filles de son cousin Moulay Hicham, est emblématique -, son tropisme pour le raï, son intérêt pour les arts plastiques, son amour du football – qu’il partage avec l’immense majorité de ses sujets. Son style vestimentaire, tantôt formel, tantôt décontracté, fait partie du paysage.
Et c’est là que le paradoxe devient cruel. Car c’est sous Hassan II que l’opacité régnait. Lui, le roi cathodique, qui se délectait des conférences de presse et des joutes télévisées, maintenait un verrouillage absolu de sa vie privée. Son épouse était invisible. Son état de santé, un secret d’État. Les images, rares, contrôlées, mises en scène. Mohammed VI, lui, a introduit une transparence inédite. Ses hospitalisations ont fait l’objet de communiqués officiels. Les Marocains ont même vu – fait sans précédent – leur souverain sur un lit d’hôpital, entouré de ses enfants, de ses frères et sœurs. Comme un homme. Comme tout homme.
Et c’est précisément aujourd’hui que l’on parle de mystère.
Une histoire de codes
Ce que ces récits traduisent, ce n’est pas l’opacité d’un roi. C’est l’incapacité d’un regard – un regard très spécifiquement français – à lire un pouvoir qui ne fonctionne pas selon ses codes.
En France, on attend de Mohammed VI qu’il se comporte comme un président de la Ve République : omniprésent, bavard, soumis au rythme de la communication instantanée, des matinales, des sondages. On s’étonne qu’il ne twitte pas, qu’il n’ait pas de compte Instagram, qu’il ne se mette pas en scène sur les réseaux sociaux. On transforme la rareté de la parole en mutisme et la distance en fuite. Comme si un souverain qui ne s’exhibe pas avait forcément quelque chose à cacher.
Mais la monarchie marocaine s’inscrit dans un autre temps. Un temps long, séculaire, où la parole du souverain est rare parce qu’elle est structurante. Où la distance n’est pas une défaillance mais un attribut, une composante de ce que la tradition politique marocaine appelle la hiba – cette autorité qui émane de la fonction autant que de la personne, et qui repose sur ce que les codes médiatiques contemporains ne savent pas lire : la retenue, la verticalité, le silence.
Elizabeth II a régné soixante-dix ans sans jamais accorder d’entretien. Personne n’a jamais parlé de mystère. Mais qu’un souverain marocain adopte un registre comparable, et le voilà devenu une « énigme ». La condescendance n’est jamais très loin.
Anatomie d’une obsession
Pourquoi la France, plus que tout autre pays, revient-elle sans cesse à ce roi qu’elle prétend ne pas comprendre, même quand les relations entre les deux États sont au beau fixe ? À force de compiler des témoignages de troisième main et de recycler des analyses vieilles de plusieurs dizaines d’années, une question finit par s’imposer : que cherchent-ils vraiment ? La réponse n’est pas à chercher à Rabat. Elle est à Paris.
Il y a d’abord la perte de prise, et la vexation qui en découle. Le Maroc échappe. Il a diversifié ses partenariats – Chine, Russie, Golfe, Israël, États-Unis – au point que Paris n’est plus le passage obligé. La reconnaissance américaine de la souveraineté sur le Sahara, les accords d’Abraham, le pivot africain : tout cela s’est fait sans la France, parfois contre ses réflexes.
Or, dans l’inconscient politique français, le Maroc reste un pré carré. Un roi que l’on ne déchiffre pas, c’est un roi que l’on ne contrôle pas. Et Mohammed VI aggrave son cas : il ne fait pas de confidences à des journalistes parisiens, il ne reçoit pas au palais les éditorialistes du Monde, du Nouvel Obs ou du Figaro, il ne quémande pas la validation de l’ancienne puissance tutélaire. Pour une certaine élite médiatique française, habituée à être courtisée par les dirigeants du « monde francophone », ce silence est vécu comme un affront. Le « mystère » est une manière de requalifier en opacité ce qui est en réalité une émancipation, et de reformuler élégamment une vexation.
Il y a le réflexe orientaliste, tenace, presque pavlovien. Un dirigeant occidental discret est « réservé ». Un souverain marocain discret est « mystérieux ». Le mot n’est pas innocent. Il charrie tout un imaginaire – le harem, le sérail, le despote caché derrière un rideau. On ne parle jamais du « mystère » du roi de Norvège ou de celui du grand-duc de Luxembourg, pourtant parfaitement silencieux. Le mystère est une catégorie que l’on réserve à l’Autre.
Et puis Mohammed VI fait vendre. Un roi « normal » n’intéresse personne. Un roi « mystérieux », c’est une promesse éditoriale. Le mystère n’est pas seulement un diagnostic : c’est un produit. Résoudre l’énigme tuerait le filon. D’où cette mécanique circulaire : on promet de la percer, on ne la perce jamais, et l’on revient trois ans plus tard avec un nouveau livre, un nouveau film, un article… qui promet à nouveau de la percer.
Ce qui ne rentre dans aucune case devient suspect
Et il y a, enfin, quelque chose de plus profond. Le Maroc de Mohammed VI pose un problème conceptuel à une certaine pensée française. Un pays qui n’est ni une démocratie libérale ni une dictature, qui combine monarchie exécutive, réformes sociales progressistes et conservatisme religieux, qui réussit économiquement sans suivre le catéchisme occidental – cela ne rentre dans aucune case. Et ce qui ne rentre dans aucune case devient suspect. Le « mystère » du roi est aussi le mystère d’un modèle politique que la France ne sait pas classer – et que, pour cette raison, elle préfère réduire à la psychologie d’un homme plutôt que de l’analyser comme un système.
Car cette obsession a moins à voir avec l’homme qu’avec ce qu’il représente : un pays qui échappe, un modèle qui déroute, et une relation de pouvoir qui s’est inversée sans que ceux qui la subissent ne l’aient encore tout à fait admis.
Le mystère n’est pas celui du roi. C’est celui de l’obsession qu’il suscite. « For sure ».
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